|
|
|
Préhistoire
|
|
Phéniciens
En 734 av J-C, les Phéniciens, provenant de Tyr, y fondèrent une florissant
comptoir commercial sur la baie bordant la fertile Conca d'Oro, la partie orientale de l'île
étant à cette époque occupée par les Sicules.
Les premières
installations furent transformées en une splendide ville et ils
lui donnèrent le nom de Mabbonath, qui en phénicien signifie
"logements" c'est-à-dire ville habitée, elle devient
rapidement le plus important centre du triangle phénicien,
comprenant Mozia et Solunto.
Il reste quelques témoignages de l’époque
phénicienne, dont les anciennes murailles de la ville
correspondent aujourd’hui à quelques rues et à
l'organisation du coeur du centre historique, au "Pied
phénicien" avec la rue principale, aujourd'hui Cour Vittorio Emanuele et toute une série de ruelles
qui lui sont perpendiculaires.
De cette époque, les seules
traces archéologiques se trouvent exclusivement dans les
nécropoles, qui s'étendent entre Place de
l'Indépendance au nord, et la "rocca" de Monreale, le Cours
Pisani et la zone Papireto (du nom du l’ancien fleuve).
Les fleuves Papireto et Kemonia avaient à l’époque une
fonction défensive, aujourd'hui ce sont des fleuves souterrains,
enterrés lors de l’expansion de la ville.
Statue d'Hercule
(musée archéologique de Palerme)
Grecs
Entre les VIII et VI siècle av JC, les Grecs menèrent la colonisation de la Sicile, donnant à la ville le nom de Panormus (tout port) dont le nom actuel est
dérivé. Ils maintinrent le commerce avec les Carthaginois, peuple descendant des
phéniciens, qui avaient fondé un royaume sur les
côtes africaines.
La partie occidentale
de l'île, punique, fut colonisée tardivement par
rapport à la première installation grecque de Naxos, et deux civilisations
cohabitèrent jusqu'à la conquête romaine, comme en
témoignent les gravures et dessins dans les villes voisines de Solunto et de Selinunte.
La ville grecque
s’étend autour de deux noyaux : la Paleopolis (la partie ancienne), étroite
entre les fleuves Kemonia et Papireto, et la Neapolis (la plus récente).
Voir aussi : Histoire de
la Sicile grecque
|